BLOG D'ANAÏS par Gérard CABANE

BLOG D'ANAÏS par Gérard CABANE

100 - J'ACCUSE

Il est plus de deux heures du matin et depuis quelques temps j'ai une colère sourde, une révolte de bête, violente, brutale et qui se nourrit avec le temps et les rodomontades que j'entends ou que je lis ici où là dans les médias ou dans les salons si feutrés de nos prévisibles personnages "publics".

Je pense à ces gens qui ont crevé à cause d'eux.

Je pense à leurs familles, démontées, démolies et hagardes.

Je pense aux flics partis consolider, une fois de plus, des énièmes barrages qui,  un jour, nous péteront fatalement à la gueule.

Je pense à mon pays, à mon "art" de vivre, à mes idées, à Voltaire, à l'humanisme qui a été mon creuset.

Et j'accuse.

 

J'accuse des années et des années de laxisme, de permissivité, de fausse tolérance, d'électoralisme et de lâcheté.

J'accuse nos hommes et femmes politiques dans leur ensemble et de tous bords qui, se gargarisant de mots et se délectant de leurs promesses, nous on conduit là où nous en sommes, c'est à dire paumés dans un monde qui se fracasse.

Je les accuse de jouer et jouer encore cette mauvaise pièce de théâtre, habitués qu'ils sont à ce que les cocus que nous sommes applaudissions encore avant d'aller nous isoler dans de petites cahutes, abrités d'un rideau pour faire un devoir qui, par la force des choses, est devenu un dégoût.

J'accuse le fric qu'ils amassent, les putes qu'ils ramassent et les profits qu'ils entassent quand, près d'eux, tout près d'eux, si près d'eux, des gens s'épuisent à tourner les pages des jours pour vivre, juste vivre avec quatre ronds en poches et au bout une simple caisse en bois blanc.

J'accuse cette pseudo-guerre extérieure quand ils savent très bien que le mal est à l'intérieur.

Plus terrible encore, je les accuse d'en tirer profit, noyant ainsi dans les gerbes de quelques bombes qu'ils envoient dans des pays exsangues,  bombes comptées et recomptées, leur incapacité à désamorcer celles qui se fabriquent dans ce qu'il est convenu d'appeler nos "cités" et qui ne sont que les labyrinthes usiniers de la drogue, des armes et du prosélytisme.

Oui je vous accuse d'incompétence et de lâcheté Mesdames et Messieurs de l'Elysée, des ministères, de l'assemblée, du sénat, des conseils régionaux, généraux et autres comités Théodule, groupements, syndicats, districts...Tous, oui tous cumulant, cumulards, petits hommes devenus "grands" qui ne mettez jamais la main trop loin du portefeuille. De votre portefeuille.

Ainsi, par vos impérities et vos inconséquences  en sommes nous arrivés à regarder l'autre comme un étranger.

Je vous accuse de ne pas prendre les mesures de bon sens puisque, depuis trop longtemps, vous n'avez plus le sens de l'état.

 

Quand je pourrai me balader où je veux et quand je veux, partout dans nos villes, sans zones de non-droits....

Quand vous n'accepterez plus l'inacceptable, des femmes voilées qui se foutent du monde, ou des femmes déshumanisées, asservies parce que musulmanes...

Quand vous foutrez dehors ou enfermerez ces religieux de merde qui sont autant religieux que je suis curé...

Quand vous obligerez, j'ai bien dit "obligerez", les postulants à un monde dit meilleur à parler, écrire et penser français partout et notamment dans les lieux de culte...

Quand vous sévirez dès le premier "Allahou Akbar" lors d'une minute de silence ou dans les écoles, lieux publics, entreprises...

Quand vous aurez cette volonté  de faire respecter ce qui fait nos fondements sans accepter ce qui les sape...

Quand vous rejetterez ces compromissions avec certains pays "riches" qui rigolent de voir vos bassesses et vos trouilles..

Quand...

Quand...

 

Je vous accuse de ne pas vouloir le faire.

Par électoralisme, idéologie, peur et amalgame.

Ah ! Ce mot d'amalgame combien il fait ricaner ! Car enfin, ouvrez les yeux, soyez courageux devant les faits et ne nous prenez pas pour des cons qui ne savons pas faire la différence entre une petite frappe et un type bien, même si je trouve qu'il y a quand même pas mal d'arsouilles et de violences chez ceux qui professent l'islamisme à tout va !

 

Je n'ai aucun espoir que vous réagissiez chez nous.

Aucun, préférant la fuite en avant au règlement pur et simple de ce constat interne. Comme après Charlie, comme après le Bataclan, comme après Nice, comme après tous ceux qui viendront ravager des vies, vous allez récupérer, attendre que les choses se tassent à nouveau et tenter, une nouvelle fois , de passer à la caisse électorale.

Alors peut-être avez-vous raison au fond et vous dirigez à juste titre un peuple d'idiots à qui il convient de noyer sa culture et sa richesse intellectuelle dans un magma religieux et dans un lénifiant "confort" de séries télévisées et de jeux à la con.

Peut-être.

Mais si tel est le cas cher Président, cher chefs de partis, chers députés, sénateurs, chers planqués de la république, petits et grands pourfendeurs aux caleçons en soie, je ferai partie du dernier carré.

Et je vais vous faire une sacré belle révolution !

Que voulez-vous, à soixante-six ans passés c'est bandant de créer son propre mouvement pour vous foutre en l'air.

En attendant mes premiers adhérents, mes premiers lutteurs de foire, mes premiers héros enfin quoi mes premiers fouille merde et comme il est près de trois heures du matin,  je m'en vais boire un  café dehors, pisser et fumer sous les étoiles. Vous savez les étoiles, celles qui ont deux façons de mourir - eh oui deux façons ! - soit comme vous en "naines" blanches, soit en "supernova".

Et d'après vous, cher Président, députés, sénateurs , hommes politique et pompeurs d'air de toute sorte, tellement irresponsables que j'ai l'ire responsable, laquelle des deux issues choisirai-je quand vous me collerez au mur ?



14/12/2016
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