BLOG D'ANAÏS par Gérard CABANE

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115 - DE LA DOUCEUR DES HOMMES ...

Oui, je sais ça va faire réagir dans  Landerneau, mais que voulez-vous en ce jour de naissance du printemps , moi je me sens tout tendre, tout miel,  comme un bon vieux sucre qui se prendrait d'amour pour une tasse de café !

Cette image d'ailleurs est d'autant plus incongrue que je ne sucre jamais ce breuvage mais j'imagine bien cet adjuvant tenter de grimper à l'assaut de la porcelaine ... Que voulez-vous c'est le printemps pour tout le monde !

 

Il y a, bien cachée et invisible, une frontière virtuelle entre les hommes et les femmes et cette frontière c'est la douceur.

 

Je ne sais pas si vous l'avez remarqué mais on ne parle pas le "doux" selon que l'on se trouve d'un côté ou de l'autre de la sphère des vivants, soit Aphrodite soit Héraclès si vous voyez ce que je veux dire...

Les femmes  vivent  le "doux" continuellement, elles s'en parfument, elles le recherchent, mieux même elles explosent quand elles rencontrent, par aventure , un quidam frémissant à ce langage et qui, de ce fait, s'élève à leur niveau.

Oui mais voilà des quidam à dames il n'y en a pas des masses dans la mesure ou ces messieurs, milieu dont malgré tout je fais partie, ont la douceur sélective. En d'autres termes ils ne sont "doux" et ne parle cette langue que pour proposer la leur.

J'exagère ?

Oui sans doute mais si peu.

Douceur et tendresse chez les unes ont l'équivalent de vigueur et paire de fesses chez les autres, et reconnaissez qu'il ne reste plus que la langue des signes pour que ces contraires se rencontrent.

Vous l'avez compris, je souris en écrivant, je m'amuse un peu, guilleret que je suis avant de fermer les guillemets.

 

En effet, et plus sérieusement, ce que je viens de conter s'aggrave dans le temps.

Car enfin au début, on s'imagine rendre plus câlin un ours attirant par sa force tranquille, on se promet de le changer, on se croit assez Ali pour rendre Baba ce voleur d'espérances, on guette les avancées, on espère aux premières fleurs, on soupire quand il se fend d'une surprise puis les années, puis les années encore et ce qui était écrit au commencement à l'encre sympathique devient tellement évident que l'on se mord le poing de ne pas avoir voulu le voir.

Et moi je rigole de l'étonnement des gens quand, tombant à nouveau amoureuses, ces femmes prennent strictement l'inverse que le plat consommé de travers.

 

La douceur c'est l'Art de rendre exceptionnel ce qui est banal, c'est fondre parce que le regard caresse, c'est s'émouvoir d'une musique, d'un ciel, d'un geste, d'un mot.

C'est l'extériorisation de la tendresse.

C'est aussi la marque de la sensibilité.

Voilà, pour moi, les trois mots majeurs dans une relation humaine et, a fortiori, dans celle d'un couple. Mais ces mots ne seraient rien s'ils ne perduraient dans le temps, s'ils ne se polissaient jusqu'à devenir un besoin mais aussi le continuum de la séduction.

Combien d'hommes sont doux par désir ! Et combien de femmes se font prendre à ce jeu !

Alors Mesdames je vous propose un petit jeu si par aventure le printemps vous emberlificote la tête. Amenez votre quidam au zoo ( ne souriez pas), dans une prairie, au sortir d'une école ou que sais-je dans un grand magasin et si ce dernier s'enrage de voir les animaux enfermés, s'enivre des odeurs de la terre, craque aux gamineries des gosses, et tient la porte à une personne quelconque alors vous avez une chance qu'il ait sous un cuir dur une bonne dose de chamallows...

 



20/03/2017
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