BLOG D'ANAÏS par Gérard CABANE

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14 - LES FEMMES ET LE SEXE

Bon, là je sens que je me lance dans un truc pas possible avec un titre aussi racoleur, mais tans pis, je fonce au risque de me faire envoyer dans les roses plus ou moins  odorantes  de Femen survoltées.

Mais si, les Femen, vous savez ces femmes aux seins nus qui récemment se sont invitées à la table de Hollande ! Remarquez, pour le coup, comme fromage à pâte épaisse elles avaient bien choisi ces demoiselles hostiles à Lejaby, Lou, Aubade et j'en passe parce que si je continue la liste je vais friser l'apoplexie.

Allons, soyons sérieux, le sujet est des plus mystérieux, tout comme la femme par elle-même évidemment, femme si bien racontée par ailleurs sur un  blog voisin et , ce qui est tout de même logique, par une de vos consoeurs, Mesdames.

Une dernière chose encore, ce qui va suivre n'est qu'une toute petite partie de l'iceberg, une poussière dans notre galaxie, mais les choses bougent n'en doutez pas, et pas forcément dans notre sens Messieurs.

J'ai fait récemment une virée sur Facebook et là je suis tombé sur une discussion  à propos de l'abstinence féminine  sur la page d'une "amie". Evidemment j'y ai mis mon grain de sel - j'en ai toujours une petite réserve avec moi - d'autant plus que le sujet m'interpellait. Puis, ayant pas mal d'autres choses à faire, j'ai décroché, sans oublier d'envoyer un clin d'oeil amical à celle qui avait déclenché un tsunami de commentaires.

Et puis, mais je suis un mec, ne l'oubliez pas et donc un poil défavorisé au niveau rapidité d'esprit, mon cerveau s'est mis en route et m'a rappelé des tas de souvenirs ou de rencontres avec des femmes de tous horizons ou de toutes catégories sociales et qui avaient la particularité d'être vraies, sincères et, pour la plupart exceptionnelles. Bon, me direz-vous, si il n'y a plus que des exceptions il n'y a, alors, plus de règles !

Eh bien c'est justement mon propos.

Car la règle mes amis c'est que notre terre étant peuplée de femmes et d'hommes ( mais aussi d'hommes et d'hommes ou de femmes et de femmes - tout ça pour être bassement consensuel vous l'avez compris ) ces gens là, quand ils se rencontrent c'est bien sûr pour copuler à en crever. Or dans mes pérégrinations bucoliques j'ai très souvent, mais alors très, très souvent rencontré des femmes qui n'avaient plus repeint le plafond ou fait la liste des commissions depuis longtemps. Quand je dis longtemps, c'est souvent plusieurs années. Les raisons ? Toujours les mêmes, veuves, séparées, divorcées et aucune envie, mais alors aucune envie de se taper à nouveau un bonhomme pour lui servir  de bonne, de paillasson, de vidange et autres joyeusetés. Mais j'ai surtout entendu à travers ces confidences muettes un désir forcené d'amour , un éloge au sublime, une recherche d'absolu, une envie de dialogue. En d'autres termes là où, nous les mecs jouons aux osselets avec nos couilles, elles entendent partage, union, complicité et transforment le mot amour en un verbe qu'elles souhaiteraient conjuguer jusqu'à leur dernier souffle. Pour être plus clair elles adoreraient tricoter la vie avec tendresse et câlins mystérieux quand le mâle s'acharne à la défaire à coups de reins, ahanant sur leurs ventres comme sur une machine outil qui vient de tomber en panne.

Bon j'exagère, je force une nouvelle fois le trait mais quand même, quand ces femmes dont je parle ont largué le conjoint elles sont à des années lumières du dernier tango à Paris, préférant et de loin, s'assumer seules sans footballeurs dans leurs jambes pour venir tirer un penalty, penalty qu'ils louperont la plupart du temps après avoir bu une bière devant la télé. Et c'est là qu'elles rigolent - enfin, c'est une image parce qu'elles en bavent pas mal ! - car libres de toutes entraves et bien meilleures que nous elles développent alors des dons qui étaient en elles ( peinture, écriture, chant, culture, dessin, musique...la liste est longue car leurs désirs sont sans fin) dépassant dans leurs réussites le mâle qui, lui, est resté sur place comme un couillon.

Alors me direz-vous la règle dont il était question plus haut ?

Eh bien justement mes chers complices c'est que cette règle justement est en train de voler en éclat dans notre monde communicant, l'exception devenant elle-même la règle. Que voulez-vous, sans vouloir généraliser bien sûr, les hommes ne sont plus des hommes au sens premier du terme et  les femmes , elles, deviennent de plus en plus femmes. En d'autre terme, oublier l'amour c'est se perdre soi-même car vouloir papillonner dans les milliers de fenêtres que l'on nous propose aujourd'hui c'est louper l'essentiel, ce fameux chabadabada qui me donne et me donnera toujours la chair de poule.

Comme à une femme d'ailleurs.

 

 



29/10/2014
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