BLOG D'ANAÏS par Gérard CABANE

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159 - CE QUE JE CROIS

J'ai pas mal bourlingué dans ma vie et ce que nous vivons aujourd'hui - je parle de ces flux migratoires, de cet envahissement de gens désargentés, paumés, et affamés - était, non seulement plus que prévisible, mais inévitable compte tenu de l'incurie et des certitudes absolues des gouvernants passés et actuels.

Des gouvernants mais aussi des gens, des autres, des "nantis", de ceux qui n'ont jamais cessé de détourner le regard.

Il y a quarante ans, vingt ans, dix ans que je vois grossir la vague qui déferle maintenant.

Je pense au Mexique et aux gringos américains qui venaient se taper des putes ou des gamins en guenilles dans les bars de  Mexico, balançant force dollars avec le rire méprisant et l'accent conquérant. Je me souviens des odeurs, du bruit mais aussi de la haine de ces hommes et de ces femmes achetés pour rien.

Je pense à l'Afrique où j'ai fait plusieurs voyage, l'Afrique des origines plombée par le sida et ces meutes de filles cherchant l'homme blanc pour fuir la misère avec les condors alignés sur les poteaux ou les murs dans l'attente de charognes humaines.

Je pense aux "anciens pays de l'Est ", cloaque actuel des vieux profits staliniens avec ces marchés vides et ces gens miséreux qui me regardaient comme si j'étais le Messie.

Je pense à tant d'autres pays traversés et pompés des richesses embarquées vers des continents plus cléments.

 

Quand le fric rencontre la misère il ne faut pas s'étonner de la révolte.

Dans le même cas, je ferais la même chose.

En pire.

 

Je suis un homme de droite et je tiens ce discours car c'est aussi un discours de droite n'en déplaise aux bons pensants, je suis un homme de droite mais je suis d'abord un humaniste. Cependant, que ce soit de "droite" ou de "gauche", la lâcheté, la couardise et la force ont toujours prévalu sur la tolérance et, pour tout dire, le partage.

On a refilé l'indépendance à des pays comme une punition, comme si, la réclamant, il n'avaient qu'à se débrouiller seuls.

Moi, je n'ai donné " l'indépendance " à mes gosses que lorsqu'ils ont su marcher dans la vie.

Ce que je veux dire c'est qu'au lieu d'enrichir des présidents de pacotille ont aurait dû pousser le peuple, l'élever et surveiller comme on surveille ses enfants pour qu'ils fassent bien leurs "devoirs" démocratiques...pas seulement en abuser.

Par ailleurs il eut été intelligent de tout mettre sur l'éducation, l'égalité des femmes avec les hommes, l'alphabétisation, le bannissement volontaire de certaines pratiques comme l'excision, la polygamie,  enfin quoi ne pas laisser dans le jus des peuples sous prétexte de "cultures ancestrales".

Mais voilà nos gouvernants n'ont toujours eu que des vues à court terme, aucune vision, aucune prospective, mais des sommets, des tables rondes, des cadeaux et des marchandises qui ne vont que dans un seul sens.

 

Alors ce qui arrive aujourd'hui n'est que la résultante de ce qui ne s'est pas fait hier.

Quand la misère est à votre porte et que pendant des années les têtes se sont détournées il ne faut pas s'étonner que le religieux serve d'exutoire à des gens qui n'ont plus rien.

Et quand la religion s'en mêle on se retrouve dans de beaux draps qui se transforment très vite en suaires....



10/04/2018
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