BLOG D'ANAÏS par Gérard CABANE

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189 - CE QUE JE CROIS....

 

La sensibilité est une chance et c'est quelque chose de personnel.

Mais chacun en est plus ou moins pourvu.

Cependant, d'autres, plus rares, l'ont de façon exacerbée.

Cette sensibilité nous permet d'approcher le rare, l'insondable, ce qui au fond ne saute pas aux yeux de prime abord. Qui plus est elle nous rend "vulnérable" à ce que j'appellerais des "fragrances" d'un monde qui n'est pas le nôtre, des percussions douces qui nous interrogent, des approches qui ne sont pas du tout du "troisième type", quelque chose de subtil, de déconcertant mais aussi de profondément pénétrant !

 

J'ai  assez souvent eu la sensation de vivre ce phénomène et là il n'y a qu'une chose à faire je crois, une seule, c'est l'accepter et se laisser porter.

 

J'ai approché ces impressions dans mon premier livre "Anaïs ou le jardin retrouvé". Je l'ai fait sous une forme romanesque mais je citais quelques exemples comme le fait de se trouver dans un lieu que nous visitions pour la première fois alors que nous avions la puissante sensation d'y être déjà venus.

Cependant la seule sensibilité ne suffirait pas à comprendre ce qui se passe, il y faut de l'intuition mais aussi, probablement, cette croyance (idiote ? inexpliquée ? réelle ?) que nous sommes entourés, je dirais guidés - et nous appelons cela le "Fatum" - par des âmes  ( je ne parle pas d'êtres ) disparues.

En d'autres termes si notre corps nous véhicule jusqu'à la mort et redevient "poussière" je suis intimement convaincu que notre "esprit" qui lui est immatériel garde ses envies de balades.

 

Comprenez-moi, je ne parle pas de vie après la mort, je ne parle pas de réincarnation ou je ne sais quelle autre théorie, je dis simplement que si nous expliquons facilement et scientifiquement l'origine d'un corps matériel, nous sommes incapables d'expliquer l'esprit, la pensée, la réflexion, le sentiments enfin quoi cette formidable chose qu'est l'âme humaine.

Alors, comme je suis un gamin, comme je suis toujours à mi-chemin entre le réel et le matériel (ah un canard aux olives, une peau satinée, une odeur de tilleul... !) et le rêve et l'esprit (où courge, où vais-je, dans quelle étagère ?) je suis convaincu qu'un jour quand je rangerai ma voiture au garage mon âme s'échappera et rejoindra ses petites copines.

Bon je le dis en plaisantant parce que, vous l'avez compris,c'est tout à fait sérieux et que, de toute façon, tout cela nous échappe un peu.

 

Que ce soit au cœur de l'Afrique, attiré par un baobab paumé et immense ou sur les bords du Ring à Vienne un soir neigeux de décembre ou encore, et simplement, au Rocher des Doms à Avignon avec ma ville qui s'exhibe, j'ai été percuté par cette évidence, nous ne sommes pas seuls.

Mais là où beaucoup voient des ovnis et des petits hommes verts (et après tout pourquoi pas ? ) moi je sens mes potes, mes parents, une foule de gens et même des célébrités disparues.

Ne souriez pas, vous verrez, on en reparlera plus tard quand vous aurez cassé votre pipe et que, dans un coin quelconque d'un endroit quelconque, je vous remettrai en mémoire ce que je suis en train d'écrire !

Alors, et comme le dirait une parolier célèbre, "en vérité je vous le dis", le hasard n'existe pas et ce que l'on prend comme un fait imprévu n'est en fait qu'un signe du destin parce que je crois que les âmes qui nous environnent adorent jouer avec nos "certitudes" mais aussi nos "doutes".

Certains souriront, d'autres gloseront, certaines parlent "d'anges", d'autres de "démons", il n'en reste pas moins vrai que si le corps pourrit nul ne peut affirmer qu'il en est de-même pour l'esprit.

Et le mien est conçu de telle manière que j'éprouve une réelle jubilation à imaginer - mais aussi croire - que nous n'avons pas fini de nous voir…..

 

 



23/01/2019
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