BLOG D'ANAÏS par Gérard CABANE

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39 - FESSEBOUC

Je viens faire une pause dans ce premier mois d'écriture de mon prochain romain, une façon toute personnelle de venir vous saluer.

Que vous dire à ce sujet ? Que ma nouvelle héroïne se prend pour la "nouvelle Héloïse" ? Oui, sûrement et pour ceux qui connaissent et aiment Jean-Jacques vous comprendrez l'allusion. Mais je lui donne d'autres contours, une consistance plus "moderne", enfin quoi elle a tout de la femme telle que je l'imagine, tant dans ses refus que dans ses acceptations.

Et là, croyez-moi, on ouvre une sacrée boite de Pandore, Pandore née de Zeus, pas moins.

Mais chut ! Taisons l'intrigue car mon propos est ailleurs.

En effet, ayant déserté depuis mon début d'écriture la planète des réseaux dits "sociaux" je n'y suis venu, rarement, qu'en "visiteur" pour répondre d'ailleurs à quelques messages amis.

Et là, avec du recul, quelques réflexions ont fleuri dans mon cerveau toujours  étonné de tant de "jolies" choses.

C'est impressionnant  en effet, cela devient de l'abattage domestique, une sorte de grand déballage teinté de voyeurisme un tantinet masturbatoire !!!

Je m'explique.

J'avais ouvert une page sur ce réseau social il y a un an ou deux, plutôt trois ans je crois. Je l'avais fait en hésitant parce que ceci, parce que cela, enfin quoi avec un œil pédonculé si vous voyez ce que je veux dire. J'aime trop "l'être" pour aimer tous les êtres car dans le paquet,  n'est-ce pas, il y en a  forcément de  décevants . En fait non, dans le paquet on trouve quelques pépites au milieu d'une incommensurable bêtise.

En d'autres termes j'aime trop l'individualisme pour me la jouer "tous ensemble" même si je ne dénigre pas la force d'un tel slogan à deux.

Eh oui ! On ne se refait pas que voulez-vous.

Mon éditeur m'ayant fortement "conseillé",  j'avais ouvert une page, puis point final.

J'étais allé ensuite me coucher pendant plusieurs mois, tout fier cependant d'avoir pu me débrouiller seul avec cette sacrée informatique. Je vous rassure ce n'est toujours pas le top, ayant toujours coincé côté pratique, comme par exemple plus jeune, avec ces baignoires qui se vidaient plus lentement qu'elles ne se remplissaient (si, si !) d'où mes notes noyées par les larmes d'incompréhension de mes parents désabusés !

Ceci c'était bien après la sortie de mon premier ouvrage.

D'autres romans suivirent et devant une certaine "progression" de ma "courbe des ventes" il fallut bien que j'en assure la promotion.

Je suis donc revenu sur ce réseau et, comme un  bon petit soldat, mes croyances sous le bras j'ai prôné la bonne parole. Et c'est vrai que c'est un puissant vecteur. C'est vrai que le petit églantier que j'étais devint gentiment rose ! Ceci étant, et entre nous, je préfère l'églantier si sauvage, si fragile, annonciateur de jours meilleurs avec sa fonction de "gratte-cul" qui n'est pas faite pour me déplaire puisque c'est aussi son petit nom.

J'ai eu quelques bonheurs.

Des gens pétris de qualités, des femmes hors du commun - deux femmes notamment qui n'ont peur de rien et qui disent avec des mots forts de si belles vérités, prouvant ainsi, s'il en était besoin, qu'elles  en ont plus qu'un homme si vous voyez ce que je veux dire. J'ai "rencontré" un auteur que j'apprécie, des horizons divers à défaut d'être divertissants mais certains, plutôt certaines d'ailleurs, sont remarquables comme cette magnifique poétesse du désert, courageuse kabyle ou cette chroniqueuse acérée, d'autres, plus mutines et plus secrètes malgré leurs mots découverts, m'ont réjouis et me réjouissent encore  dans la façon si particulière qu'elles ont de raconter l'amour.

Et puis aussi, des chiens, des chats, beaucoup, beaucoup de chats, et d'autres animaux encore, tous, comment dit-on déjà sur FB ? plus "mimi" ? oui, c'est ça plus mimi que ces putains d'humains qui décidément, c'est bien connu, n'entravent rien à la douceur du monde !  J'ai vu des couchers de soleil, des levers de soleil, des soleils de minuit, quelques uns du midi, des glaces qui fondaient et qui se carapataient, des cachalots aussi et d'autres qui ne cachaient rien dans l'eau enfin quoi une exposition dans les près verts de l'enfantillage à défaut d'un inventaire à la Prévert.

Et encore des végétariens, des cartomanciens, des freudiens, des bons à rien, des lilliputiens, des pour, des contre enfin quoi le panel des sondés de nos sondeurs sonnés.  

Mais voilà, avec ce terme de "chroniqueuse " j'en viens à la perversion du système.

Bon, je sais, c'est pas fin, ça sent même la fatigue mais que voulez-vous, même Dieu s'est parait-il reposé le dimanche quand, d'un coup d'œil, il comprit que le mec qu'il avait pondu le sixième jour n'était pas tout à fait fini, le cerveau n'étant pas à la bonne place. Alors comprenez que ma pomme au détour d'un bouquin qui lui demande finalement plus de travail que prévu soit lui aussi à la ramasse.

Alors "chroniqueuse"  ?

Eh bien, derrière le grand déballage se cache le loup.

Je pense à DSK, je pense à ce film qui vient de sortir ( après parait-il un livre) et qui fait un malheur loin, si loin du Dom Juan, tant exalté dans mon adolescence. Mais bon Mozart, Molière...et certaines adaptations talentueuses datent d'une époque où marcher à pas lents vous donnait la certitude d'atteindre les sommets.

Et donc je pense à ces bataillons de mecs toujours en chasse dans leurs MIG 21 transformés en arme de poing..... Cherchez le gag !

Figurez-vous que sur ce site dont je viens de parler, c'est la course à l'échalote !

Sous couvert  "d'amitiés" on propose son couvert trois pièces, on piste, on suit, on harcèle, on va à la pêche à la sirène enfin quoi les mecs, parce que ce sont des "mecs" évidemment, s'autorisent en MP à courser la gazelle.  (MP message personnel. Traduction pour les béotiens comme moi  qui rament devant la langue des nouveaux signes).

Et la gazelle me direz-vous que fait-elle ? Elle succombe, elle  se cache ?

Que nenni ! Combien de femmes furent-elles obligées dans ce cas de changer de profil, usée, médusée par ce genre d'agression !

Alors me direz-vous, à trop ouvrir sa fenêtre on risque les courants d'air. Certes et c'est bien vu mais quand même si j'ai envie de l'ouvrir en grand la mienne pourquoi devrais-je subir les attouchements subliminaux de mecs en manque de...heu... conversation ?

En fait Fessebouc c'est la porte de Saint-Ouen un dimanche de pentecôte. On y trouve de tout à commencer par le tout venant.

Le problème c'est que le "tout venant" envahit l'espace et que vous avez toujours un con qui vient  mettre son grain de sel quand, justement, vous êtes au régime.

Oui, je sais, on peut sélectionner ses "contacts".

Sélectionner ?

Aujourd'hui ? Avec l'exemple de "leur" réforme de l'enseignement où l'égalitarisme prévaut ?

Mais vous n'y pensez pas, il faut être dans "l'air du temps" ! Allons "tous ensemble, tous ensemble"  et collectionnez les "amis" comme d'autres les bons points à l'école.

Evidemment moi, en matière de bons points avec mes robinets qui ne coulent pas à la même vitesse, je fais figure de martien !

Remarquez, c'est peut-être la raison pour laquelle vous m'aimez un peu car je ne sais pas si vous l'avez observé, sur ma planète les couchers de soleil sont bleus.

Pas jaune comme les pages des potins.

Bleus, comme les infinis de mes rêves.

 

 

 

 



18/05/2015
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