BLOG D'ANAÏS par Gérard CABANE

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33 - COUP DE TRAFALGAR SUR LES TEMPS "MODERNES"

Bien sûr, en écrivant ce qui va suivre, je suis loin du film de Chaplin.

Enfin, et si on y réfléchit bien, peut-être pas si éloigné que cela tout de même tant on pourrait y voir l'enfermement de l'homme dans un système, cet enfermement allant jusqu'à l'absurde.

Et c'est un peu ce qui nous arrive aujourd'hui, ici ou ailleurs, en France ou au Etats-Unis, en Suède comme dans les savanes perdues d'Afrique.

Avec une différence cependant.

Si, chez Chaplin, l'aliénation était toute mécanique et industrielle, celle qui nous arrive est d'autant plus dangereuse qu'elle est spirituelle pour ne pas dire religieuse.

Je m'explique au risque de choquer.

Et puis, pour être direct, avec finalement le bon plaisir de choquer.

Après tout, j'en ai assez de "bouffer" du politiquement correct, d'autant plus assez que je voie ici ou là, des hommes et femmes appelés à nous "représenter", bouffis de suffisance, de leçon de morale et d'incompétence.

 

On s'était tout doucement habitué à voir évoluer aussi bien notre paysage urbain que nos agréables campagnes.

Ici une mosquée, là quelques tenues originales et orientales, plus loin et au moindre carrefour, une musique exotique s'échappant de quelque vitre ouverte.

L'habitude vous dis-je, l'habitude d'un environnement où le "brassage" des peuples était notre fierté du pays des droits de l'homme.

Sauf qu'en y regardant de plus près ce mélange n'allait réellement que dans un seul sens.

Et, si vous regardez bien, on nous refaisait le coup de la colonisation mais celle-ci à l'envers !

Puis vinrent d'autres mosquées jusque dans nos plus petites villes et, sur la place centrale de nos bourgades paisibles, fleurissaient les boutiques halal.

Nous nous habituâmes au voile, au tchador, au niqab, à la burqa et vivions dans nos rues et nos entreprises au rythme du ramadan et des prières tournées vers La Mecque.

Bien sûr nous n'avions plus de secrets pour l'excision, la polygamie et les quartiers réservés de nos prisons surchargées, marqués du régime musulman de nos compatriotes venus s'abriter sous la douce chaleur de notre couverture sociale.

Mieux même, nous fêtions régulièrement et tous ensemble sur une chaine publique et à une heure de grande écoute la fin d'une fameuse période de jeûne.

Evidemment nous étions encore bercés par la Perse d'Assurbanipal et les soldats de Darius sans voir que c'était la vindicte qui débarquait chez nous avec, comme arme principale, la religion en crève cœur.

Alors on passa à la vitesse supérieure.

De la mosquée de Ground Zero à la nourriture de chez Quick, Mac Do et nos supermarchés bien orientée dans le sens du vent des Fatwas balancées sur les places publiques comme on jetait les sorcières dans les flammes à des époques bien reculées. Evidemment, et dans le genre "on est chez nous" une rafale d'attentats odieux venaient à point nommé nous rappeler à l'ordre.

Pardon ?

J'ai parlé d'époques reculées ?

Ah oui ! J'ai parlé d'époques reculées !

Mais alors, reviendrions-nous en arrière ?

Mais non, je rêve, je vais me réveiller, bien sûr que je vais me réveiller !

Avec une djellaba me couvrant le corps et un  keffieh sur la tête.

 

Et le plus terrible dans tout ça c'est que je ne pourrai jamais plus me régaler d'un petit salé aux lentilles ou de cette rillette du Mans si savoureuse qui me font dire que l'on n'a, au fond, jamais rien sans rien.

Ou peut-être aussi que l'on a que ce que l'on mérite.

 

 

 



07/03/2015
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